3 questions à... Daniel Keller

Daniel Keller GM

 

1°) Depuis quelques mois, vous êtes le Grand Maître du Grand Orient de France. Qu'est-ce qui a changé pour vous depuis cette date ?

DANIEL KELLER:
Ce qui a changé, c'est la prise de conscience de la responsabilité d'une association de 52000 membres. Voilà, ça crée beaucoup d'obligations. On est en permanence, je me sens en permanence responsable du bon fonctionnement, de la bonne projection de cette obédience qui a maintenant 240 ans et je crois que cela oblige à être particulièrement exigeant avec soi-même pour être au service de tous les autres.

 

2°) Que signifie l'Humanisme de combat que vous prônez ?

DANIEL KELLER:
L'humanisme de combat, c'est cette idée que l'humanisme auquel nous croyons n'est jamais définitivement acquis, n'est jamais définitivement installé même s'il trouve ses origines dans le 16ème siècle. Et l'on s'aperçoit qu'aujourd'hui cet humanisme, il faut de nouveau le défendre. Cet humanisme de combat passe notamment par une laïcité de combat parce que dans ce 21ème siècle qui commence si l'on veut éviter le pire et si l'on veut que la concorde règne entre les hommes et les femmes, il faudra se battre.

 

3°) Quelle est la mission principale que vous vous êtes donné en tant que Grand Maître le temps de votre mandat?

DANIEL KELLER:
Ma mission principale, disons que c'est de faire en sorte que tout les frères et toutes les sœurs du Grand Orient de France se réapproprient l'obédience à laquelle ils appartiennent. Comme je l'ai dit, le Grand Orient n'est pas une simple boîte aux lettres à laquelle on envoie ses cotisations chaque année. C'est une obédience dont chaque membre est co-responsable. Voilà, je vais travailler pour faire en sorte que chacun et chacune s'y sentent bien, soit fiers et se reconnaissent en elle.

 

Daniel Keller merci.

 

DANIEL KELLER:
Merci à vous

 

Propos recueillis le samedi 7 décembre 2013 à Pau,
à l'occasion des 125 ans de la loge Le Réveil du Béarn